Accueil Presentation Reparations Tarifs Section technique Contact

L’allumage à rupteurs, principe et réglages.

Tentons ce moi-ci de vulgariser le fonctionnement d’un allumage par rupteurs (communément appelé « vis platinées). Commençons par énoncer les éléments qui le composent :

  • Une came d’allumage
  • Une génératrice (ou une batterie)
  • Un rupteur
  • Un condensateur
  • Une bobine haute tension (HT)
  • Un antiparasite

Ceci étant fait, examinons maintenant le principe de fonctionnement :

Un Came (excentrique) agit sur le rupteur tel un interrupteur avec deux phases pour un cycle moteur :

  1. Les contacts du rupteurs se touchent = la génératrice “charge” le condensateur qui fonctionne comme un accumulateur d’électricité.
  2. Les contacts des rupteurs ne se touchent pas = le condensateur chargé dans la phase précédente débite une décharge de courant vers la bobine HT.

La bobine HT transforme alors cette décharge de courant basse tension en une décharge très haute tension ( plusieurs milliers de volt) capable de créer un arc électrique. Ce courant HT est ensuite acheminé vers la bougie via un cable blindé et un antiparasite. Son résultat est un arc éléctrique aux électrodes de la bougie.

Maintenant le principe de fonctionnement “débroussaillé”, voyons les paramètres de réglages et leur influence :

1/ L’écartement maxi des rupteurs (correspondant au moment ou le bossage de la came écarte les rupteurs au maximum) détermine la portion angulaire du cycle moteur durant lequel le condensateur est chargé.

  • Si cet écartement est trop important, le condensateur ne se charge pas suffisamment et l’étincelle qui en résulte à la bougie est faible voir inexistante.
  • Si cet écartement est bien réglé (0.35 à 0.40mm en général), le condensateur est chargé jusqu’à saturation et pas plus, il se décharge complètement et engendre un allumage de bonne qualité.
  • Si l’écartement est trop faible, le condensateur est “surchargé” au dela de sa saturation, l’allumage est de bonne qualité mais rupteurs et condensateur auront une durée de vie diminuée.

2/ Le calage de l’avance à l’allumage est en fait le réglage précis du moment ou se produit l’arc electrique à la bougie dans le cycle moteur.

L’essence que nous utilisons étant entre autres caractérisée par une vitesse de combustion, il persiste un délai entre l’étincelle à la bougie et l’inflammation complète du mélange air-carburant dans la chambre de combustion. Aussi pour que cette combustion ait l’effet le plus efficace, il faut qu’elle se produise lorsque le piston est en fin de compression et qu’il commence à redescendre. Compte tenu du délai d’inflammation, il est nécessaire de provoquer l’étincelle quelques degrés avant le point mort haut. Ce décalage angulaire s’appelle l’avance à l’allumage.

Pour illustrer le plus simplement possible mes propos, je vais parler uniquement du moteur deux temps. Dans ce cas, l’avance est “fixe” c’est à dire qu’elle ne varie pas en fonction du régime moteur. Le calage d’avance se résume alors au positionnment précis de la came qui agit sur les rupteurs de telle manière que ceux-ci s’ouvrent au point d’avance défini par le constructeur (en général de l’ordre de 20° avant le point mort haut). Attention ce réglage nécessite de l’outillage spécifique et un “tour de main”, il est proscrit pour tout débutant.

  • Si l’avance est trop faible, le moteur ne va pas fonctionner au rendement maximum, les perfoirmances seront moindres.
  • Si l’avance est trop élévée, il y a risque de démarrage à l’envers sur un deux temps, le rendement sera évidemment réduit et de gros dégâts pourront surgir du fait de la surchauffe caractéristique de ce défaut de réglage.

Bien, je pense que nous en avons fini pour cette fois-ci, espérons que personne ne va devoir consulter son médecin pour mal de crâne suite à lecture de cet article !